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Les voies et dessertes prévues

Parmi le vaste et ambitieux réseau programmé intelligemment par le colonisateur, nous avons identifié des tracés de dessertes suivants :

<font size=Gare, terminus du chemin de fer de Kayes au Niger » title= »Gare, terminus du chemin de fer de Kayes au Niger » class= »caption » align= »center » />

– le Conakry – Niger, (Guinée – Mali) ;

– le Dakar – Niger, (Koulikoro précisément) (Sénégal – Mali) ;

– l’Abidjan – Niger, en passant par Bouaké – Bobo-Dioulasso pour atteindre Niamey au Niger (Cote d’Ivoire – Burkina Faso – Niger).

Ce vaste programme aurait contribué à résoudre cet enclavement auquel nos pays sont sujets, et est source de nombreux maux freinant le plein épanouissement de nos populations.

De la mer méditerranée au fleuve Niger

Par ailleurs une voie transsaharienne, allant du Nord Mali à Alger en Algérie, devait permettre la jonction entre la Méditerranée et le fleuve Niger.

Cette stratégie coloniale devrait, à travers ces différentes dessertes, consacrer et concrétiser l’ambitieuse, la salutaire et la salvatrice politique de désenclavement de cette partie du continent africain.

Pour qui sait que le développement d’une contrée passe impérativement par l’extension de ses moyens de communications.

Visionnaire et travailleur en sa manière, il est juste de dire que le colon avait un rêve pour cette partie du continent, rêve qui, à la longue nous aurait été largement profitable.

Les Anciens sont des Géants

A l’époque on savait que les moyens de communications, de façon générale, étaient et restaient l’incontournable facteur susceptible de traduire en réalité, les rêves des visionnaires qui ont su baliser la voie à suivre pour le progrès de l’humanité.

Un devoir de mémoire

Comme le dit un adage « Les Anciens sont des Géants, montons sur leurs épaules pour voir plus loin ». Cette vérité irréfutable doit nous amener à partager leur point de vue d’hier pour le transformer aujourd’hui en projet de développement, notamment dans le domaine des arts, de la culture, du tourisme, de la communication et de l’environnement.

Le devoir de mémoire, nous impose de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru pour davantage orienter nos futures actions pour un développement durable.

<font size=Buffet et hôtel Terminus du chemin de fer Kayes au Niger » title= »Buffet et hôtel Terminus du chemin de fer Kayes au Niger » class= »caption » align= »center » />

L’occasion est-elle ratée ?

Puisque le premier train est arrivé au port fluvial de Koulikoro le 10 Décembre 1904, l’occasion était opportune pour y fêter ce premier centenaire de chemin de fer Dakar-Niger.

Ville carrefour où se faisait une harmonieuse jonction entre les différentes voies de communication à savoir: un petit terrain d’atterrissage à Kayo, une Gare ferroviaire, une Gare portuaire fluviale et une Gare routière.

Koulikoro, Koulikoro et …

Koulikoro, la ville hier et aujourd’hui des industries (ex SEPOM, HUICOMA, INACOM, ex Chemin de Fer du Mali, Compagnie Malienne de Navigation) des enseignements militaires (Garnison Militaire Française, EMIA, EMA, EEM, Ecole sous régionale de la Paix) et civils (ex Ecole Normale de Katibougou, IPR-ISFRA) ;

Koulikoro, ville d’hommes politiques et d’instituteurs émérites comme Emile De Lassus Camara, Me Demba Diallo, Sidiki Diarra, Wariké Diarra, Moctar Chérif Fofana, ;

Koulikoro, la ville d’intellectuels célèbres comme Pr Aliou Ba, ancien Premier ministre Modibo Kéïta, Pr Yaya Bagayoko, Pr Chaka Bagayoko, Pr M Lamine Traoré, Adam Ba Konaré, C.T. Singaré dit Titia ou le Camp et j’en oublie pardonnez moi !

… Koulikoro toujours

Koulikoro, ville historique des hommes en début ou fin de règne comme Dioba Diarra, Fagnon Diarra, Soundjata Kéïta, Soumangourou Kanté, El Hadj Omar Tall, Labasse Fofana, ancien Président Modibo Kéïta ;

Koulikoro, la ville aux multiples médaillés d’Or de l’indépendance du Mali comme Mamadou Diarrah dit Diarra H, Dr Mamadou Gologo, Abdoulaye Singaré, Lassana Fofana, Faïra Diarra, Colonel Sékou Koné ;

Koulikoro, la ville culturelle du célèbre « Nianan » et de la cité qui a joué le premier le rôle d’Officier d’état civil, mérite aujourd’hui beaucoup plus, que le sort, PAR NOTRE MANIERE DE VOIR ET DE FAIRE, lui réserve actuellement.

30 mai 2005

Cheich Abd El Kader, architecte

abdelkader@afribone.net.ml

abdelkader@Koulikoro.net.ml