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La victoire du oui au référendum constitutionnel en Egypte ne faisait aucun doute mercredi mais le pouvoir espère plus de 50% de participation pour légitimer une candidature à la présidentielle du chef de l’armée qui a destitué le président islamiste Mohamed Morsi. Ce référendum s’apparente à un plébiscite pour le général Abdel Fattah al-Sissi, nouvel et très populaire homme fort du pays, le gouvernement intérimaire dirigé de facto par les militaires n’ayant pas caché qu’une forte participation légitimerait la destitution de M. Morsi en juillet, qualifiée de « coup d’Etat » par ses adversaires. Le général Sissi, commandant en chef de l’armée, n’a d’ailleurs pas caché ses intentions: trois jours avant le référendum pour une nouvelle Constitution à peine différente de la précédente, il a promis de se présenter à la présidentielle prévue cette année « si le peuple le réclame », tout en appelant à voter massivement pour le oui. Selon les premières estimations rapportées mercredi soir par les médias d’Etat, au moins 90% des votants ont approuvé la nouvelle Constitution. Le taux de participation n’était pas encore connu. La Constitution élaborée sous les Frères musulmans en 2012 avait recueilli 64% de oui mais seulement 33% des électeurs s’étaient déplacés. Pour nombre d’experts, le pouvoir actuel se contenterait même d’un taux légèrement supérieur pour crier victoire. AFP.