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La Tunisie était dans l’attente mercredi de la réponse des islamistes au pouvoir après la mobilisation massive dans la rue de leurs détracteurs et la suspension de la Constituante, qui ont encore approfondi la crise déclenchée par l’assassinat d’un opposant. Ennahda, arguant de sa légitimité issue de l’élection de la Constituante en octobre 2011, a exclu depuis le début toute démission du cabinet ou dissolution de l’Assemblée nationale constituante, réclamés par les opposants. Les dizaines de milliers de Tunisiens rassemblés devant l’ANC répondaient au rassemblement massif organisé par les islamistes samedi. Et les détracteurs du régime, qui organisent chaque nuit des rassemblements depuis la mort de Brahmi, ont prévu de maintenir la pression malgré les quatre jours chômés qui débutent jeudi pour célébrer la fin du mois de jeûne du ramadan.Pour des analystes, l’heure de vérité a sonné et Ennahda et ses détracteurs n’ont plus d’autre choix que de rapprocher leurs positions.La Tunisie est régulièrement déstabilisé depuis la révolution par l’essor d’une mouvance jihadiste, et l’opposition juge Ennahda responsable de la situation, les islamistes ayant longtemps hésité à combattre ces groupuscules. AFP.