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L’hétéroclite coalition d’opposition tunisienne préparait une grande manifestation mardi soir pour réclamer la chute du gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda qui excluent toute démission pour sortir d’une crise déclenchée par l’assassinat d’un opposant et des attaques jihadistes. Il marquera en outre les six mois du meurtre d’un autre détracteur d’Ennahda, Chokri Belaïd, tué le 6 février. De son côté, l’ANC devait se réunir en séance plénière dans la journée pour débattre de la menace « terroriste » dans le pays, alors qu’une vaste opération militaire est cours au mont Chaambi, à la frontière algérienne, pour « éradiquer » un groupe armé lié à Al-Qaïda, selon le gouvernement.Le chef d’Ennahda a là aussi rejeté les accusations de laxisme en matière de lutte contre le terrorisme et la mouvance salafiste jihadiste, en plein essor depuis la révolution de janvier 2011.La soixantaine de députés boycottant l’assemblée contestent la légalité de la séance prévue à l’ANC étant donné que son « bureau », seul habilité à fixer l’ordre du jour, ne peut se réunir en raison du refus de siéger de la moitié des élus la composant. AFP.