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Islamistes tunisiens au pouvoir et opposants doivent se retrouver lundi midi afin de s’accorder dans la journée sur le nom du prochain Premier ministre et sortir le pays d’une profonde crise politique après l’échec des négociations samedi. La classe politique aurait dû, selon le calendrier des négociations, s’accorder samedi sur l’identité d’un Premier ministre indépendant appelé à succéder à l’islamiste Ali Larayedh à la tête d’un cabinet apolitique.
Les négociations en cours visent à sortir la Tunisie de la profonde impasse dans laquelle elle est plongée depuis l’assassinat le 25 juillet du député d’opposition Mohamed Brahmi, attribué à la mouvance jihadiste.Sur le front sécuritaire, la présidence tunisienne a annoncé dimanche le prolongement de huit mois, jusqu’à fin juin 2014, l’état d’urgence en vigueur depuis la révolution de janvier 2011.Arrivés au pouvoir en octobre 2011, les islamistes ont été considérablement affaiblis par la multiplication des crises politiques, les assassinats de deux opposants, les heurts avec les jihadistes, les faiblesses de l’économie et les polémiques sur leurs tentatives supposées « d’islamiser » la société ou de juguler la liberté d’expression. AFP.