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Les islamistes au pouvoir en Tunisie et leurs détracteurs poursuivaient mercredi leur bras de fer politique autour du sort du gouvernement après l’assassinat d’un opposant et une attaque sanglante contre l’armée qui ont montré l’ampleur de la menace « terroriste ».Ajoutant encore à la tension, les autorités ont annoncé qu’une patrouille de gendarmes avait été visée par un engin explosif artisanal télécommandé dans la nuit sans faire de dégâts ou des victimes.Aucune piste n’a été évoquée, alors que lundi huit militaires ont été sauvagement tués dans une embuscade au mont Chaambi (ouest, frontière algérienne), une zone où un groupe armé lié à Al-Qaïda selon les autorités est traqué depuis des mois. L’impasse politique, associée à la menace « terroriste », inquiète vivement l’ensemble de la presse qui craint que la Tunisie ne bascule dans le chaos. Du côté des analystes, l’attaque sanglante de Chaambi et les assassinats prêtés à la mouvance jihadiste des opposants Mohamed Brahmi la semaine dernière et de Chokri Belaïd en février témoignent d’un échec de la politique vis-à-vis des islamistes radicaux, alors que l’opposition ne cesse de taxer Ennahda de laxisme à l’égard des extrémistes.Sur le plan institutionnel, malgré les promesses d’élections le 17 décembre 2013 formulées lundi par le Premier ministre Ali Larayedh, aucune avancée n’est en vue. AFP.