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Le mercredi 15 octobre dernier, certains agents de la Société de production des aveugles du Mali (SOPRAM) ont cru bon d’organiser un sit-in devant le ministère du Développement social et des personnes âgées, histoire de montrer leur mécontentement face au retard de salaire qu’ils subissent. Ce sit-in, même s’il n’est pas parvenu à créer un désordre général, mérite une attention particulière au regard de son caractère social.

Le retard de salaire pour des personnes normales a des conséquences fâcheuses, a fortiori raison pour des personnes handicapées. Cependant, dans le cas précis du personnel de la Société de production des aveugles du Mali, il y a une incompréhension qu’il faut dissiper.

En effet, selon, le Président Directeur Général de la Société de Production des aveugles du Mali, (SOPRAM) Moumouni Diarra, le personnel de la société qu’il dirige a perçu huit mois de salaires, le lundi 13 octobre dernier à 11 heures précises. Avant de rappeler qu’il avait pris un mois de salaire à la veille de la fête du Ramadan.

«Ces salaires ont été faits sans retenue alors que les agents doivent 7 820. 000 F CFA au titre de dotation en céréales et des bons individuels en espèce. Les huit mois de salaire réclamés concernent la période de février à septembre 2007» précise le PDG Moumouni Diarra.

Cet état de fait, M. Diarra le met au compte de la rareté des marchés pour la société, de la concurrence déloyale et de la fraude dont font l’objet les produits (la craie, les serpillières et autres objets divers) de la société. A cela s’ajoute l’insuffisance des subventions que l’Etat accorde à la société.

Alassane Diarra

17 Octobre 2008