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Le professeur Amadou Touré, ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique était face, à la Coordination syndicale des enseignants du secondaire, mercredi 13 février. Après quelques heures d’échanges sur les réponses apportées par le gouvernement aux revendications des syndicalistes qui ne sont pas satisfaits de ces propositions, les deux parties ont été invités par le doyen El Hadj Sidi Konaké à renouveler la commission chargée d’étudier les différentes doléances.

Le gouvernement avait apporté, le 4 février, une réponse aux différentes doléances des partenaires sociaux de l’école malienne.

Sur les trente neuf points de revendications des syndicats, les cinq départements : Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique, Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Travail, la Fonction publique et Reforme de l’Etat, Administration territoriale et des collectivités locales, et Finances, ont estimé que seuls 27 des 39 points de revendications peuvent être favorablement examinées. Et souligne, par ailleurs que la prise en charge d’une douzaine de doléances ne sont pas supportables par le Budget de l’Etat.

Ces réponses du gouvernement ne semblent pas avoir reçu d’écho favorable auprès des syndicalistes. C’est dans ce cadre, que le professeur Amadou Touré, Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique a réuni autour de lui, mercredi 13 février dans la salle de conférence de son département, la Coordination des enseignants du secondaire. Ont pris part également à cette réunion des membres de la société civile : l’AMUPI, et la Commission pour une école apaisée représentée par le très respecté El Hadj Sidi Konaké.

D’entrée de jeu, le professeur Touré a invité les enseignants à mettre un peu d’eau dans leur vin en mettant en avant l’avenir des enfants. S’agissant des réponses apportées par le gouvernement à leurs revendications, il a, précisé aux syndicalistes que ce sont les efforts conjugués de plusieurs ministres qui ont abouti à ce résultat.

« Ce sont cinq départements ministériels qui se sont concertés, pour étudier les différents points et apporter des solutions à la mesure des possibilités de l’incidence budgétaire« , a soutenu le ministre des Enseignements Secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique.

De son côté, le syndicat des enseignants du secondaire a exprimé sa désapprobation par rapport aux réponses formulées par le gouvernement. « Ce sont des déclarations d’intention. Nous pensons qu’elles ne prennent pas en compte nos préoccupations réelles« , a-t-il précisé.

Au nombre des revendications non satisfaites des enseignants du secondaire, on peut citer le « recrutement à la fonction publique des enseignants du fondamental et du secondaire « .

En outre les enseignants réclament une indemnité de logement. Sur ce dernier point, certains ont été catégoriques en affirmant, qu’ils ne veulent pas de lots à usage d’habitation, ni des logements sociaux, mais purement et simplement des indemnités de logement.

Calmant l’ardeur combattante des uns et des autres, El Hadj Sidi Konaké a proposé aux deux parties le renouvellement de l’ancienne commission. Laquelle était chargée d’étudier les différentes doléances. Et c’est sur cette proposition que les syndicalistes et le ministre se sont séparés.

Le temps pour étudier à fond cette hypothèse avant un autre round de négociation.

La question alors à suspense est de savoir si la médiation de la société civile portera fruit.

Kassoum THERA

15 février 2008.