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Fuyant les combats entre l’armée nationale et les bandits armés Près d’un millier de Touaregs maliens se refugient au Burkina

Les combats, qui se sont intensifiés, ces dernières semaines, entre l’armée malienne et les bandits armés de Kidal aux ordres de Bahanga ou d’autres groupuscules, ont pris une nouvelle tournure, depuis le week-end dernier, avec près d’un millier de Touaregs qui se sont réfugiés au Burkina Faso.

«C’est l’insécurité et la peur qui nous ont fait fuir vers le Burkina Faso. Nous avons vécu la même situation il y a quelques années.

Quand il y a un début de conflit, nous préférons partir » a déclaré dimanche à Reuters, Mohamed Ben Nayni, hébergé avec 200 autres réfugiés au stade du 4 août à Ouagadougou.

Le coordinateur national chargé des réponses aux catastrophes de la Croix-Rouge burkinabé a expliqué à l’agence britannique : «Nous sommes toujours en train de recenser les réfugiés, mais je peux vous dire déjà qu’à Ouagadougou ils sont plus de 300, et plus de 600 dans la province du Soum.

Dans les jours à venir, nous allons entreprendre un recensement dans les autres provinces frontalières avec le Mali ».

Pour sa part, le coordinateur de la commission nationale des réfugiés (CONAREF) M. Der Kodga, a confié à l’AFP que «depuis début mai, nous avons commencé à enregistrer l’arrivée de Touareg du nord du Mali qui viennent en petits groupes au niveau de Ouagadougou en passant par Djibo, au nord de la capitale.

Dans la capitale, 329 personnes ont été recensées. Le plus gros contingent de 594 personnes a été enregistré à Djibo, dans la province du Soum au nord du pays, distante d’environ 140 kilomètres de la frontière malienne et de 205 kilomètres de Ouagadougou».

Enfin, un responsable régional du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) Rafik Saïdi a indiqué, toujours à l’AFP, que de « 250 à 300 réfugiés étaient à Ouagadougou en fin de semaine dernière et un chiffre similaire dans le nord ».

Avant d’ajouter que « des petits groupes de réfugiés touareg maliens sont arrivés au Burkina. Ils invoquent l’insécurité comme motif de leur déplacement. Ils sont pris en charge pour la nourriture, l’hébergement et la santé».


Chahana Takiou

03 Juin 2008