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Après le renouvellement des Instances du Syntade et ceux de la Centrale Syndicale Untm, la section syndicale des surveillants de prison est montée au créneau et compte soumettre très prochainement son cahier de charges pour une meilleure amélioration des conditions de vie et de travail de ses adhérents. Avant de saisir ses autorités de tutelle, la section syndicale des surveillants de prison a choisi de rendre l’information publique à travers une conférence de presse que son secrétaire général, M. Abdoulaye Fofana, a animée samedi dernier à la Bourse du Travail.

A en croire M. Fofana, depuis la mise en place effective de toutes les instances dirigeantes syndicales, “nous avons élaboré notre cahier de charges pour une meilleure amélioration de nos conditions de vie et de travail, pour que ces doléances soient portées à la connaissance du Syntade et de l’Untm avant d’être transmises, dès la semaine prochaine, à notre département de tutelle qui est le Ministère de la Justice.

Les différents points inscrits aux doléances sont : l’octroi d’un statut de nature législative aux surveillants de prison; l’absence d’un plan de carrière bien défini; l’absence de dispositions propres au corps en ce qui concerne le recrutement; le regime disciplinaire prévu pour l’ensemble des fonctionnaires qui doit être complet pour être adapté aux spécificités du corps des surveillants de prison.”

Toujours selon M. Fofana, “depuis bientôt onze ans nous sommes régis par le décret n°03- 326 P/Rm du 06 août 20003 portant statut particulier du personnel du cadre de la surveillance des services Pénitentiaires et de l’Éducation surveillée. Mais force est de constater que ce statut particulier n’a pas pu prendre en compte les spécificités essentielles du corps des surveillants de prison découlant de l’extrême délicatesse de la mission confiée à l’Administration Pénitentiaire et de l’Éducation Surveillée.

Face aux mouvements d’augmentation de la population carcérale, l’État est conduit à renforcer le système d’encadrement des Maisons d’arrêt et du personnel. Ces lacunes méritent d’être comblées pour permettre à l’administration Pénitentiaire d’accomplir un grand pas dans la mise en œuvre de la politique d’humanisation des prisons, gage du respect des textes et conventions internationales relatives aux droits de l’homme ratifiés par le Mali”.

Rappelons que le bureau exécutif de la section syndicale des surveillants de prisons du Mali est affilié au Syntade et à l’Untm. Il est placé sous l’autorité du Ministère de la Justice, Garde des Sceaux (Article 3 du décret n° 90- 232/P- Rm du 01 juin 1990, modifiant l’organisation de la Direction Nationale Pénitentiaire et de l’Éducation Surveillée (Dnapes). Cette direction est chargée d’assurer l’exécution des peines et des mesures preventives de liberté prononcées par les juridictions et favoriser la réinsertion sociale des personnes qui lui sont confiées.

Alpha C. SOW

15 Avril 2014