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Lors d’une rencontre à Koulouba, le président de la République avait invité le camp Thiam à surseoir à l’installation d’un bureau bis du Haut conseil islamique. Promettant de recevoir le camp Mahmoud Dicko pour désamorcer la crise. Depuis l’audience à Koulouba, la situation n’a guère évolué, constate-t-on chez les partisans de Thiam. Ils ont déclaré à l’issue d’une assemblée générale se retirer de toutes les activités du Haut conseil islamique.

La rupture est-elle désormais consommée entre les membres du Haut conseil islamique ?

Si l’on en croit la déclaration liminaire qui a filtré le dimanche 15 juin de l’assemblée générale du groupement des leaders spirituels musulmans, cette organisation religieuse dont le candidat au dernier congrès du Haut conseil islamique était Thierno Hady Thiam, a déclaré suspendre toutes ses activités au sein de la structure faitière. Cela jusqu’à nouvel ordre. Ce Groupement, qui avait menacé de mettre en place un bureau parallèle à celui dirigé par Mahmoud Dicko, protestant contre les conditions de l’organisation du dernier congrès, a vite été dissuadé après sa rencontre du mercredi 30 avril avec le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéïta.

Ce dernier avait en son temps promis de tout mettre en œuvre pour que la cohésion entre les leaders musulmans du pays soit préservée. Il avait alors instruit à son premier ministre Moussa Mara de débloquer la situation.

Les partisans de Thierno Hady Thiam disent avoir même fait preuve de patriotisme et de retenue en raison des récentes crises qui ont affecté notre pays notamment les événements tragiques de Kidal. Ils disent déplorer le manque de volonté politique d’aller vers une décrispation de cette crise et le peu d’intérêt des pouvoirs publics pour cette question hautement sensible.

C’est fort de ce constat que le Groupement des leaders spirituels musulmans a décidé à l’unanimité de suspendre sa participation aux activités du Haut conseil islamique et annoncé tenir un congrès qui verra la création d’une autre instance religieuse voire un Haut conseil islamique(HCIM) bis. L’annonce du retrait de ce Groupement de toutes les activités du HCIM semble être prise au sérieux du côté du gouvernement Mara.

Des rencontres pourraient se tenir au plus haut niveau d’ici la fin de la semaine entre les responsables religieux et le chef du gouvernement.

Abdoulaye DIARRA

24 Juin 2014