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La recrudescence des accidents de la circulation a connu son pic au mois de décembre 2008. Pour ce seul mois, la Protection civile a enregistré 441 accidents faisant 707 blessés et 15 morts dans la seule ville de Bamako. On a expliqué ce phénomène par la succession des fêtes de fin d’année.

Aujourd’hui, La fréquence accélérée des accidents de la circulation sur nos routes inquiète sérieusement les éléments de la protection civile. «On n’est qu’au début de l’année 2009, déjà la protection civile a enregistré sur la rive droite 154 accidents de circulation faisant 253 blessés et 5 morts. Pendant tout le mois de janvier nous n’avons pas eu le moindre repos à cause du nombre important des accidents», a affirmé le chef de la brigade des sapeurs pompiers de Sogoniko.

«Plus inquiétant encore, un autre phénomène prend aujourd’hui de l’ampleur, c’est celui des voitures qui tuent la nuit et qui prennent la fuite».

Le cas le plus récent, a expliqué le chef de brigade, c’est celui d’un caporal de l’armée de terre. Ce dernier, à bord d’une moto, avait trouvé la mort, aux environs de 23 heures, dans un accident de la circulation, à Torokorobougou.

La voiture qui l’avait cogné a aussitôt pris la fuite. «Malheureusement, ce cas n’est pas isolé»,

Sur l’axe Ségou-Bamako, les accidents sont monnaie courante. Et malheureusement, dans la plupart des cas, c’est le fait des usagers qui, très souvent, roulent à tombeau ouvert.

Deux semaines seulement après l’accident mortel qui a fait quatre victimes sur la route de Koulikoro, au niveau de Djélibougou, un autre accident a eu lieu, le samedi 31 janvier, sur la route Ségou-Bamako,

Aux environs de 9h du matin au niveau de la forêt classée de la Faya, une voiture Ford, en provenance de Bamako, est entrée en troisième position en voulant dépasser un gros porteur.


Le chauffeur du véhicule, qui venait en sens inverse, dégagea précipitamment sa voiture de la route.

Les deux voitures continuèrent leur course folle pendant un certain temps avant la collision finale. Le choc fut tellement violent que la Ford finit sa course dans un ravin. Ses trois passagers dont deux femmes et le chauffeur eurent la vie sauve grâce aux ‘’airs bags’’ qui se sont gonflés.

La remorque dans laquelle se trouvaient le chauffeur et ses deux apprentis se coucha littéralement sur son flanc. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Mais la petite voiture Ford a été complètement bousillée.


Pierre Fo’o MEDJO

04 Février 2009