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Il est nécessaire de rappeler aux professionnels de santé la nécessité d’exercer leur métier la conscience lucide afin de donner aux utilisateurs de meilleures chances possibles de guérison.

Le ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré, a procédé lundi au Centre international de conférences de Bamako, à l’ouverture d’un atelier sur la « responsabilité médicale, la déontologie et l’éthique », organisé par son département en collaboration avec le cabinet international Consulting Corporation. Deux semaines durant, les participants (personnel de santé) vont réfléchir sur les stratégies et les actions appropriées à développer pour créer de la valeur ajoutée dans leurs pratiques de tous les jours.

La responsabilité médicale doit être un comportement de tous les jours. Mais, malheureusement, l’on constate aujourd’hui le non-respect des textes et des règles d’éthique et de déontologie par le personnel de santé et le vide juridique en matière de responsabilité médicale. Il apparaît nécessaire d’enseigner ces facteurs afin que chaque agent qui pose un acte le fasse en toute connaissance de cause et dans le respect des textes en vigueur.

L’objectif de l’atelier est de former un pôle de formateurs au niveau central et décentralisé sur la responsabilité médicale, la déontologie et l’éthique.

A noter que cette formation vient en complément de celle reçue à Abidjan (Côte d’Ivoire) en juillet 2008 par 10 agents, représentants des syndicats et des ordres professionnels de la santé sur la question.

Selon le ministre Touré, dans les jours à venir, l’écoute mutuelle permettra aux participants de se familiariser avec la notion de responsabilité médicale et ses implications pour les ressources humaines opérationnelles, individuellement et en groupe et pour les personnes morales.

« Cette écoute leur permettra aussi de réfléchir, de façon individuelle et en groupe, pour comprendre les déterminants des écarts et autres déviances qui auront été décrits, et identifier des options de solutions appropriées pour les corriger » , a-t-il précisé.

Pour lui, la responsabilité juridique du médecin recouvre les conditions dans lesquelles il peut être appelé à répondre de sa conduite à l’égard de ses patients, de ses confrères et de la société. En ce sens, la responsabilité médicale doit d’abord être envisagée à partir de l’obligation principale de soins issus du contrat médical. A cet égard, M. Touré a indiqué qu’il « s’agira, pour les professionnels, de connaître les normes, procédures et bonnes pratiques, de pratiquer de façon appropriée, les normes, procédures et bonnes pratiques professionnelles et de se rappeler constamment la responsabilité médicale ».

Assitan Haïdara

04 Novembre 2008