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Bravant la pluie battante, dans une ambiance calme, et malgré la longueur du trajet, qui avait débuté à la Maison de la presse pour prendre fin au ministère de la communication et des nouvelles technologies, animateurs, responsables d’associations professionnelles de média, représentants d’organisations et hommes politiques, ont montré toute leur détermination à aller jusqu’au bout du parcours.

Les marcheurs étaient décidés de se faire entendre et obtenir que justice soit faite.

Une halte a été effectuée à la primature, où les manifestants ont scandé « Nous exigeons l’arrestation des agresseurs de Dragon, non au musellement de la presse, vive la liberté de presse ».

Puis le cortège, sous bonne escorte policière s’est rendu au ministère de la communication et des nouvelles technologies.

Là-bas, les manifestant ont été accueillis par le ministre et confrère Gaoussou Drabo.

Yaya Sangaré chargé de rapporter les doléances de la presse a remis une lettre de protestation des média maliens au ministre Drabo.

Dans la lettre de protestation des média maliens, il est dit que les actes ignobles de violences sur les journalistes constituent des atteintes graves et un recul notoire à l’exercice de la liberté de la presse au Mali, cité en exemple en Afrique.

« Nous nous inquiétons, dénonçons et condamnons sans réserve cette nouvelle méthode de musellement de la presse et du journaliste. »

Ferme volonté du gouvernement de diligenter cette affaire a été réitéré par Mr Drabo.

Pour le ministre Drabo, sans réduire la gravité de l’acte, ceci est un signal fort pour que nous nous employions tous dans la recherche de solution à cette situation.

« Il nous faut faire toute la lumière et situer toutes les responsabilités. Il y a beaucoup de gens qui nous manifestent leur solidarité. Mais il faut établir la vérité », a affirmé le ministre Drabo.

En plus de la plainte de Radio Klédu, responsables des associations professionnelles nationales et de l’UJAO (Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest) en ont déposé une autre.

Un avocat a été commis pour suivre la procédure jusqu’au bout.

13 juillet 2005