Partager

A quelques jours d’échéances politiques décisives en République démocratique du Congo, les éditeurs et les défenseurs de la liberté d’expression s’inquiètent de la volonté des autorités d’encadrer la presse en ligne et les réseaux sociaux pour lutter contre les « fake news » et la cybercriminalité. Média Congo, Actualité.cd, la radio onusienne Okapi, 7sur7…: ces sites d’informations avaient jusqu’au 14 juillet pour mettre en œuvre un arrêté du ministère de la Communication. La plupart n’ont pas obtempéré dans l’attente d’un rendez-vous avec le ministre. Ces sites ont fleuri en choisissant une ligne éditoriale plus factuelle que la presse d’opinion sur papier dont les titres appartiennent à des responsables politiques. Non sans succès, avec par exemple deux millions de visiteurs mensuels revendiqués pour Radio Okapi, quand la presse papier ne se vend qu’à quelques milliers d’exemplaires par jour. L’arrêté prévoit l’ouverture d’un registre de déclaration préalable des médias en ligne. « Tout message publicitaire sur un média en ligne doit passer avant sa diffusion auprès des institutions publiques chargées du contrôle de la publicité », ajoute le texte. « Nous devons déjà déclarer les sites aux autorités compétentes mais s’enregistrer au préalable auprès du ministère n’a pas de sens..AFP