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La présence désormais persistante de l’épouse du président de la République dans la famille paternelle d’Attaher Maïga sise à Quinzambougou depuis maintenant plusieurs jours ne laisse pas les voisins indifférents. Les spéculations vont bon train. Abandon de foyer conjugal ? Reviennent constamment dans les différentes tentatives d’explications les noms du chérubin Karim Keïta «Kathio» et du Secrétaire Général du parti RPM Bocary Tréta.

Non, il ne s’agit nullement d’une atteinte à la vie privée encore moins à l’intimité d’une personne. Mais bien de la chose publique intéressant en premier lieu la famille présidentielle laquelle, on le sait, a désormais décidé de s’impliquer dans la vie politique donc publique.

Nous ne trahirons point un secret en affirmant ici que la première dame, Amy Maïga a regagné le domicile paternel depuis maintenant plusieurs jours (étant de la même commune du district, nous l’avions plusieurs fois rencontrée sur notre chemin au sortir du domicile). En clair, elle était beaucoup plus fréquente jusqu’en fin de semaine dernière (euphémisme oblige) à Quinzambougou en commune II où justement le chérubin Karim Keïta est candidat aux législatives du 24 novembre prochain.

La présence de Maman serait donc justifiée par la carrière politique de l’enfant. C’est, dit-on dans les milieux généralement bien informés, pour assister et accompagner le candidat Karim Keïta. Ce qui est tout à son honneur. L’on est plutôt le fils de sa mère. A ce niveau, l’on ne peut que saluer et apprécier à sa juste valeur l’engagement de maman.

Mais la candidature du fiston saurait-elle à elle seule justifier le retour de l’épouse dans la famille paternelle ? Pas suffisant en effet, selon des sources bien introduites dans cette autre commune IV dans le quartier Sébénicoro ainsi qu’au siège du parti présidentiel RPM, sis à l’hippodrome (commune II).

Il ressort des confidences et des recoupements qu’une bonne partie la famille Keïta n’est pas en odeur de sainteté avec le secrétariat général du parti, un poste qu’occupe-le très discret mais influent Bocary Tréta, aujourd’hui ministre du développement rural. Ce dernier, nous signale-t-on, était farouchement opposé à la candidature de Karim Keïta sur la liste RPM en commune II ; une prise de position que partagent d’ailleurs de nombreux militants et responsables du parti pour des raisons de morale politique.

Ceci expliquerait donc cela ? En partie, certes, mais pas encore suffisant pour justifier le retour de l’épouse dans le domicile familial. Selon toute évidence, l’affaire semble avoir affecté la tranquillité du foyer. De là à croire que la première dame voudrait désormais la tête de Monsieur Téréta, il n’y a qu’un pas, un tout petit pas !

Pour sa part et en bon malinké, le chef lui, ne veut rien entendre et résiste à toute pression d’où qu’elle vienne (suivez mon regard !)…

B.S. Diarra

Maliba Info du 26 Novembre 2013