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Aujourd’hui, le Mali n’a aucune politique cohérente de distribution des produits à grande consommation. Une bonne politique de distribution permet de maintenir l’équilibre des prix entre les différentes zones de consommation dans le pays. Elle peut être l’une des solutions à la cherté des prix des produits de grande consommation.

Par exemple, aujourd’hui au Mali, un kg de viande avec os coûte environ 650 FCFA dans les zones situées à environ 200 Km de Bamako.

Aussi parfois à Bamako, un kg de la mangue coûte environ 200 FCFA ; au même moment, un kg coûte environ 1 000 FCFA dans les zones situées à environ 800-100 km de Bamako. Voilà des différents prix environ 120%, voir 500% dans les différentes zones de consommation dans un pays. Avec une bonne politique de distribution, nous pouvons ramener cette différence au moins environ 50%.

A travers une loi, l’Etat doit énumérer certains nombres des produits qu’il juge nécessaires pour la grande consommation. Fixer un plafond différentiel des prix, en pourcentage et par distance, entre les différentes zones de consommation des produits énumérés par la loi.

A travers cette loi, l’Etat met en place un fond national de distribution (FND) et un mécanisme (projet) intitulé : Projet National de Distribution (PND) pour l’exécution de cette politique. Les contribuables et les modalités de contribution du FND seront définis par cette loi.

Le PND doit être dirigé par un Directeur et nommé par décret, en conseil des Ministres. Le PND aura pour mission l’exécution de la politique nationale de distriction. A ce titre, il est l’organe organisateur principal de la bonne distribution des produits à grande consommation énumérés par la loi.

Il mène des multiples et multiformes stratégies pour maintenir l’équilibre du plafond différentiel des prix des produits à grande consommation entre les différentes zones de consommation dans le pays. Parmi ces différentes stratégies, on peut citer quelques unes qui sont, entre autres :

1- Les subventions périodiques des frais des transports locaux de certains produits

2- La formation des petits bouchers ambulants aux conditions sanitaires d’hygiène/d’abatage et la commercialisation de la viande. La fourniture à crédit, des outils et des véhicules de transport/conservateurs de la viande. Créer les boucheries modernes ambulantes pour la bonne distribution de la viande dans tout le pays.


3-
Créer des programmes sectoriels de distribution et nouer des partenaires d’affaires avec le secteur privé, à travers des appels d’offres, pour l’exécution des programmes en question, etc.

En conclusion :

La bonne organisation des grands secteurs productifs permet de relever les grands défis relatifs aux ressources humaines auxquels le Mali est confronté aujourd’hui. L’exploitation familiale agricole est l’un des grands secteurs qui doit être organisé de façon moderne, car notre agriculture est dépendante de l’exploitation familiale.

Pour organiser ce grand secteur agricole, il faut un seul programme public, des projets privés pour assurer l’exécution de la politique du programme en question.

La grande production intensive, pour que l’offre soit supérieure à la demande, permettra de hausser le pouvoir d’achat des populations et baisser les prix de certains produits à grande consommation; une bonne politique de distribution permet de maintenir l’équilibre des prix entre les différentes zones de consommation dans le pays.


M. Kané Moussa

28 Mai 2008