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Le parti d‘opposition, le Frodebu, devait organiser dimanche une réunion politique autorisée à Gatumba, une petite ville à 15 km à l’ouest de la capitale Bujumbura, et y avait convié les membres d’autres partis qui appartiennent à la même coalition politique que lui, l’Alliance démocratique pour le changement, l’ADC. Ils se sont heurtés à la police burundaise qui avait reçu l’ordre de ne pas laisser passer ceux qui portaient les couleurs de partis autres que le Frodebu. Les membres de ces partis se dirigeaient vers Gatumba, en chantant. Arrivés à mi-chemin, leur convoi a été bloqué par une centaine de policiers. Après quelques discussions qui n’ont rien donné, la police a chargé sans sommation les militants d’opposition qui, entre temps, étaient descendus de leurs véhicules. Coups de matraques, de crosses ou de bâtons, tirs d’une dizaine de grenades lacrymogènes au-dessus de leurs têtes, canons à eau, la police burundaise n’a pas lésiné sur les moyens et a fait de trois à dix blessés, selon les sources. Une jeune femme a même été admise dans un hôpital privé de Bujumbura. Le président du Frodebu, en même temps président de l’ADC, a dénoncé la dérive d’un pouvoir qui refuse toute compétition politique selon lui. RFI