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La police kényane a annoncé vendredi avoir déjoué une série d’attentats suicide avec l’arrestation à Nairobi de deux suspects kényans d’origine somalienne et la saisie de six ceintures d’explosif. Les deux suspects ont été arrêtés à l’aube lors d’une opération à Eastleigh, le quartier somalien de la capitale kényane, qui a également permis de découvrir « 12 grenades, quatre fusils d’assaut AK-47 et 480 munitions », a indiqué le chef adjoint de la police de Nairobi, Moses Nyakwama Ombati. « Les bombes avaient été montées sur des vestes et reliées à des téléphones mobiles » et étaient donc prêtes à l’emploi, a-t-il expliqué, précisant que des « bâtiments stratégiques » de la capitale étaient visés. Un policier de l’anti-terrorisme a affirmé que les suspects comptaient passer à l’action « dimanche durant les services religieux dans des églises ». Deux autres suspects sont en fuite et une « vaste opération » est en cours pour les retrouver. Le Kenya a été la cible de plusieurs attaques, à la grenade ou à la bombe, depuis que le pays a envoyé en octobre 2011 un contingent se battre dans le sud de la Somalie voisine contre les islamistes shebab. Les shebab ont à plusieurs reprises menacé le Kenya de représailles mais n’ont jamais revendiqué ouvertement les attaques ayant frappé le pays. AFP