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Des éléments de la police nationale ont délogé, hier dans l’après-midi, les éléments de l’Association Yèrèwolo Ton qui occupaient depuis quelques semaines l’entrée principale de l’Assemblée nationale.

Ces jeunes empêchaient les députés et les autres agents d’accéder à l’hémicycle et tous ceux qui bravaient leur interdiction étaient couverts d’insultes grossières. Pour leur sale besogne, ces jeunes avaient installé des bâches et un appareil de sonorisation pour se faire entendre au maximum. Les députés étaient traités de «corrompus, d’apatrides et de complices de la gestion chaotique de l’Etat par le régime d’ATT».

Les militaires s’étaient montrés complices e cette situation en laissant les jeunes agir comme bon leur semble. De même le gouvernement, plusieurs fois saisi sur la question par les députés, l’avait reléguée au dernier plan de ses soucis.

L’Association Yèrèwolo Ton, proche de la COPAM, qui soutenait le capitaine Sanogo pour qu’il dirige la transition, avait pris part activement à la marche du 21 mai dernier qui avait abouti à l’agression du président de la transition, Dioncounda Traoré, dans son bureau au palais de Koulouba.

Suite à une enquête ouverte par la gendarmerie, le président de Yèrèwolo Ton, Bakari Boré, a été interpellé et écroué à la prison centrale de Bamako, le lundi dernier. Malgré cela, ses éléments continuaient d’occuper illégalement l’entrée de l’Assemblée nationale. Toute chose qui a pris fin hier avec cette opération musclée de la police qui s’est soldée par des arrestations de certains récalcitrants.

Y. Camara

01 Juin 2012