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Chaque fois qu’une grande pluie s’abat sur le district de Bamako, on déplore des accidents de la circulation, des inondations et autres catastrophes. La pluie de l’après-midi d’hier mardi ne faisant pas exception, la journée a été marquée par un accident ferroviaire, plusieurs accidents de circulation, l’inondation d’un quartier et une personne tombée dans une fosse remplie d’eau.

C’est aux environs de 14 heures qu’un train marchandise, venant de Dakar a déraillé au niveau de la gare de Bamako.

Heureusement, il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Cependant, les dégâts matériels sont importants.

En effet, selon les déclarations du conducteur du train, cet accident d’une rare gravité, qui a complètement coupé la route qui mène à Koulouba, a été provoqué par un défaut de freinage.

C’est à partir du PK 2003, c’est-à-dire à cinq kilomètres de la gare, à la descente de Koulouba-Samé, que le système de freinage a lâché. Aussi, à cause du lourd tonnage de de la pluie, le train a vite fait de s’emballer. Arrivé au niveau de la mairie du District, deux conteneurs se sont détachés et, selon les explications données par leSecrétaire général de Transrail, Aliou Sibiri Traoré, la plate-forme qui les portait a commencé à dérailler. Ce qui a provoqué le déraillement de quatorze des vingt quatre wagons du train.

La locomotive s’est détachée et a continué sa course folle avant de percuter de plein fouet un taxi au niveau de la station service Oilibya. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal, la dame, la seule passagère du véhicule, a été légèrement blessée tandis que le chauffeur s’en est tiré avec des traumatismes de moindre importance. Les deux victimes ont été immédiatement conduites à l’hôpital Gabriel Touré par les soins de la société Transrail.

Une équipe a été mise sur pied par la Direction de transrail. Celle-ci, de 14 heures à 17 heures, a désengorgé le passage à niveau du District.

Concomitamment, une commission a été mise en place pour déterminer les causes du déraillement.

Aliou Sibiry Traoré soutient que «Kati est sur une pente raide, s’il y a défaut de freinage, un accident est inévitable». Il a balayé du revers de la main les accusations des gens qui imputent l’accident ferroviaire d’hier à la vétusté du chemin de fer. «Ce que les gens ne savent pas, c’est que la voie ferrée a une durée de cinquante ans. C’est la pente de Kati qui est un problème et non la voie ferrée. La défaillance du système de freinage a été aggravée par la pluie» a-t-il conclu.

Les soldats du feu sauvent un taxi des eaux

Un taxi a été entrainé dans un ravin par les eaux de pluie à Kalabancoura. Ce sont les éléments de la Protection civile qui sont venus repêcher le chauffeur et son véhicule au moyen d’une commande grâce à un camion-citerne incendie.

Devant le Grand Hôtel de Bamako, les soldats du feu sont, une fois de plus, intervenus. Ici, c’est une femme qui est tombée dans une fosse remplie d’eau. Elle a été sauvée de la noyade par les sapeurs-pompiers grâce au paquet de sauvetage.

Toujours dans la même soirée d’hier, la brigade des sapeurs-pompiers de Sogoniko a eu à intervenir au quartier San Fil, à côté de la société SOMATRA où tout un secteur était complètement inondé. Les soldats du feu ont procédé à l’aspiration et au refoulement des eaux grâce à un équipement approprié.


P.F.M

14 août 2008