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En dépit des efforts déployés par les organisations de défense de droit de l’Homme pour l’abolition de la peine de mort, cette pratique demeure une réalité. Sur 198 pays, 20 pratiquent la peine de mort et ont exécuté 676 personnes en 2011. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée par l’Amnesty International Mali, le samedi 31 mars 2012.

Longtemps combattue par les organisations de protection de droit de l’Homme, particulièrement l’Amnesty International, la peine de mort est appliquée dans plusieurs pays au monde. Selon l’Amnesty International Mali, malgré les résultats encourageants, il y a quelques pays qui procèdent à des exécutions dans des proportions alarmantes.

En effet, au cours de l’année 2011 au moins 676 personnes ont été exécutées dans le monde. Et 18.750 personnes demeurent sous le coup d’une condamnation à mort. Sans tenir compte des milliers d’exécutions qui selon Amnesty International ont eu lieu en Chine où ces données restent dans le secret d’Etat.

Ces gens sont condamnés pour des raisons diverses. Il s’agit de l’adultère et de la sodomie en Iran, le blasphème au Pakistan, la sorcellerie en Arabie Saoudite, le trafic d’ossements humains en République Démocratique du Congo et les infractions à la législation sur les stupéfiants dans plus de 10 pays.

Selon Amnesty International Mali, les méthodes d’exécution utilisées en 2011 étaient la décapitation, la pendaison, l’injection létale et la fusillade.

L’Amnesty International déplore la croissance brutale des exécutions en Moyen –Orient. Soit une augmentation de 50% par rapport en 2010. Le rapport de l’Amnesty International affirme que l’Arabie Saoudite, l’Irak, l’Iran et le Yemen sont responsable de 99% de l’ensemble des exécutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Parlant des Etats Unis, il demeure le seul pays des Amériques et du G8 à exécuter les prisonniers. L’Amnesty International dira que les raisons de son érection contre la peine de mort s’explique par le fait qu’elle viole plusieurs droits de l’homme. Selon les mêmes sources, des enfants de moins de 18 ans ont été exécuté à travers le monde en violation du droit international. En plus de cela, souligne le président de l’Amnesty International Mali, dans la majorité des pays où la peine s’applique, les procès ne respectent pas les normes internationales.

Car nombreux sont ceux qui ont été innocentées après leurs exécutions.
Cependant, force est de constater la réjouissance de l’Amnesty International en Afrique Subsaharienne. Sur 49 états, seulement, 14 sont classés non abolitionnistes.

Pour terminer, Makan Koné, au nom de l’Amnesty International lancé un appel au pays minoritaires et isolés d’abolir la peine de mort. Car cette pratique cruelle et inhumaine est en déphasage avec les droits internationaux.

Oumar KONATE

Le Prétoire du 02 Avril 2012