Partager

Plaidoyer pour la représentativité des femmes aux prochaines législatives : «La participation des femmes fait partie de la bonne gouvernance que mon gouvernement veut instaurer» dixit le PM Oumar Tatam Ly

Le Centre international de conférence a abrité le jeudi 3 octobre, une journée de plaidoyer auprès des responsables des partis politiques pour l’inscription des femmes sur les listes de candidature pour les élections législatives. L’objectif était de partager avec les décideurs, les partis politiques sur la problématique de la participation et de la représentativité accrues des femmes aux instances de décision politique.

Le plaidoyer s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de participation et de représentativité accrues des femmes aux élections générales intitulé « appui à la participation des femmes à la vie politique, aide aux femmes candidates aux fonctions électives et aide aux femmes «élues définie dans la politique nationale du genre au Mali.

En initiant cette plateforme de discussion, la ministre de la promotion de la femme, de la famille et de l’enfant, Sangaré Oumou Bâ, traduit l’ambition de son département. Il s’agit d’engager un dialogue permanent sur la question de la participation politique et publique des femmes. Ainsi, dira t- elle, «le positionnement des femmes sur les listes électorales et le soutien aux candidatures féminines permettent, à coup sûr, un résultat certain en termes d’amélioration du taux de participation .»

Les femmes au Mali représentent plus de la moitié de population du Mali. Malgré cela, sur 147 député que comptent l’Assemblée, on dénombre 15 femmes soit 10%, 928 conseillers communaux sur 10 772 dont 8 femmes maires sur 703 Communes.

Dans le gouvernement actuel, sur les 34 ministres seulement 4 sont des femmes. « La participation des femmes à la vie politique est une des conditionnalités pour asseoir une démocratie forte et un État de droit comme stipule la Constitution et les grandes orientations politiques du Mali » a indiqué le représentant du système des Nations- Unies et représentant de l’UNFPA, Makane Kane.

Pour le Premier ministre, Oumar Tatam Ly l’histoire du Mali retient l’engagement des femmes dans l’arène politique. A cet effet, « nous devons tous participer à l’émergence de la femme où la société peut jouir en plein aisance. La participation des femmes fait parti de la bonne gouvernance que mon gouvernement à l’intention d’instaurer » dira t-il.

A la suite des échanges, les participants ont fait des recommandations à trois niveaux. Au niveau institutionnel, les recommandations ont porté, notamment sur l’expression d’une volonté politique plus forte allant dans le sens de l’adoption de lois et des mesures favorables aux femmes, relire la loi électorale aux différentes échéances électorales afin de la rendre plus sensible au genre et opérationnaliser la stratégie nationale genre afin de rendre plus visible les résultats atteints.

En ce qui concerne les femmes, les participants ont demandé à celles-ci d’aller aux élections et se convaincre du succès tout en se battant pour être dans les commissions d’investiture des partis politiques et se former au processus électoral, des programmes et messages électoraux. Aux partis politiques, les recommandations ont porté sur l’appropriation des documents de la politique nationale de promotion du genre, la prise et l’application des mesures internes qui favorisent l’éligibilité des femmes.

Fatoumata Mah Thiam KONE

L’Indépendant du 8 Octobre 2013.