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La défense de l’ex-vice-président de la République démocratique du Congo Jean-Pierre Bemba a entamé mardi la présentation de son dossier devant la Cour pénale internationale, visant notamment à prouver que l’accusé n’avait pas le contrôle direct de sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003. M. Bemba, est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, à savoir des viols, pillages et meurtres, commis entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003 en Centrafrique par sa milice du Mouvement de libération du Congo (MLC). L’avocat de M. Bemba, Aimé Kilolo, nous avait assuré lundi que son client était « plus combatif et déterminé que jamais à démontrer la vérité, à savoir que le contrôle direct du MLC appartenait aux autorités centrafricaines » et non à l’accusé, comme le soutient le bureau du procureur. Le bureau du procureur avait pour sa part terminé le 21 mars la présentation de ses éléments de preuve contre M. Bemba, dont le procès s’était ouvert le 22 novembre 2010. Interpellé le 24 mai 2008 par les autorités belges, il plaide non coupable et encourt la prison à perpétuité. La CPI a autorisé 2.287 victimes à participer à la procédure contre M. Bemba, un chiffre record. AFP.