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L’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE). Il est exactement 8 h 35 mn. La nouvelle ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle vient de faire son entrée dans la cour. Elle est accueillie par le Directeur, Iba Ndiaye et tout son staff. Après un bref échange, la visite des locaux peut commencer.

Tour à tour, Mme Bah Awa Kéïta et sa suite inspecteront l’administration, le secteur financier, la documentation. Cette visite guidée se terminera dans la salle de réunion où tout le personnel de l’Agence et, coïncidence, tous les représentants régionaux s’étaient retrouvés.

« C’est une visite de prise de contact que j’ai initiée après ma nomination à la tête de ce département. En tout cas, nos portes sont largement ouvertes à toute personne qui désire avoir des informations sur telle ou telle chose relevant de ma compétence. Je veux que nous travaillions en synergie pour qu’il y ait un rendement tangible. Pas que le FAFPA où l’ANPE travaille chacun de son côté, mais plutôt que les deux unissent leurs efforts pour une politique de l’emploi plus productive ». Le ton venait ainsi d’être donné par la ministre Awa Kéïta.

Au tour du Directeur de l’ANPE, Iba Ndiaye, de féliciter la ministre pour sa promotion à ce poste. Il rappellera aussi que l’agence est rebâtie sur les cendres de l’Office Malien de la Main d’œuvre.

Des tâches confiées à sa structure, on retiendra la collecte et le traitement des dossiers, l’intermédiation et la formation professionnelle.

Pour faire ce travail, entre autres, Iba Ndiaye dispose de 144 agents dont 70 cadres. Pourtant, a relevé le Directeur de l’ANPE, « les ressources sont moindres par rapport à la demande ».

Pour ce faire, Iba Ndiaye a souligné quelques grandes lignes qu’il faut adopter pour que l’ANPE soit plus efficace. Il s’agit notamment de redresser, à l’interne, ce qui ne va pas et impulser une nouvelle dynamique.

La ministre Awa Kéïta abondera dans le même sens en exhortant l’ANPE à chercher d’autres financements et les cadres à se mettre réellement au travail.

FARE : plus d’un milliard de Fcfa dans le BTP

Au Fonds Auto Renouvelable pour l’Emploi (FARE), deuxième étape de ce périple, la ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mme Bah Awa Kéïta, a insisté sur « les conditions de travail des agents ».

L’assistance a ensuite eu droit à une projection qui relatait le statut juridique du FARE, ses objectifs, les ressources dont il dispose et ses perspectives.

Notons que le FARE a été créé en 2001 avec pour but d’apporter son concours technique et financier à la réalisation des projets initiés par les jeunes promoteurs de PME-PMI.

Et, depuis, cette association, dirigée par Modibo Kadioké, a fait tache d’huile. Et pour cause, des projets de PME-PMI ont bénéficié de la garantie du FARE pour un montant de plus de 633 millions de Fcfa.

Les projets de réinsertion des ex-combattants ont, pour leur part, eu la garantie de 345 millions de Fcfa. Le secteur du BTP s’est vu délivrer des cautions pour une garantie de 1 591 027 995 Fcfa.

En tout le FARE a permis de pérenniser ou de créer plus de 5 549 emplois permanents ou temporaires. Une performance que la ministre Awa Kéïta a demandé « d’encourager pour qu’elle aille de l’avant ».

UFAE/GO : de 12 à 80 millions de Fcfa en 7 ans

Etablissement à caractère scientifique et technique, l’Unité de Formation et d’Appui aux Entreprises/ Gestion et Organisation (UFAE/GO) a été la dernière structure visitée par la ministre et sa suite.

Entre la nouvelle ministre et l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), c’est une longue histoire. Car, ici, il existe une section de l’hôtellerie et Mme Ba Awa Kéïta était précédemment directrice de l’OMATHO.

C’est pourquoi, elle a émis le vœu que « ces relations soient encore plus renforcées ». L’UFAE/GO, selon son directeur, Alassane Diakité, jouit d’une autonomie qui lui permet d’être flexible et de répondre à la demande.

Créée en 1998, l’unité qui comprend aujourd’hui une équipe de neuf personnes a débuté avec un budget de 12 millions de FCFA. Aujourd’hui, son chiffre d’affaire oscille entre 70 et 80 millions de Fcfa.

De plus, 3 715 personnes ont déjà été formées. Le hic est que Alassane Diakité a dit que le FAFPA ne les sollicite pas à hauteur de souhait.

Une requête qui a trouvé chez la ministre une réponse qui se passe de tout commentaire : « Cela n’est pas normal. Vous n’avez pas à vous étaler sur le problème, je le règlerai le plus tôt possible. Je n’aime pas les obstacles dans le travail. Soit je les évite ou, si c’est impératif, je les écrase et je passe« .

Paul MBEN

07 juillet 2005