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Au Mali, cinq hauts responsables de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du pays (Minusma) ont pris le chemin de Kidal, mardi 1er octobre 2013, pour compléter le dispositif militaire sur place. Leur mission est d’aider à désamorcer la crise de ces derniers jours et de rétablir le dialogue entre les différentes parties. A Kidal, à Bamako ou à Ougadougou au Burkina Faso, l’objectif ces jours-ci des acteurs politiques semblent être le même : rétablir le contact, et la confiance. «Nous essayons d’adoucir les esprits», confie un représentant de la Cédéao au Mali. C’est dans cette idée que la mission civile de la Minusma a commencé à rencontrer mercredi des représentants des groupes armés. C’est toujours dans cette optique que le médiateur Djibril Bassolé a reçu il y a deux jours des émissaires des mêmes groupes dans la capitale burkinabé. L’objectif est de convaincre le MNLA, le HCUA et le MAA de réintégrer le comité de suivi des accords de Ouagadougou. Le problème est que chaque partie attend des gages de bonne volonté. Autrement dit, explique un diplomate européen, il revient au chef de l’Etat de fixer le cadre des futurs pourparlers directs prévus par les accords signé dans la capitale burkinabé en juin dernier. Auront-ils lieu à Bamako où à Ouagadougou ? A quelle date précisément ? Quel sera le rôle de l’actuelle Commission dialogue et réconciliation ? Des questions essentielles pour l’heure restées sans réponse. RFI