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Les agissements du MNLA contre la visite du PM Moussa Mara et l’exécution sommaire contre de fonctionnaires à Kidal démontrent l’incapacité de la Minusma à assurer la stabilité du Nord, notamment à Kidal toujours aux mains de bandits de tout acabit. Le départ du représentant spécial de l’ONU au Mali est vivement réclamer par la population.

Après les massacres et les violations de l’accord de Ouagadougou par le MNLA et sa suite à Kidal le samedi dernier, le représentant spécial de l’ONU dans notre pays, M. Koenders, n’a trouvé rien de mieux que de présenter ses regrets au chef de l’Etat pour ce qui concerne les incidents à répétition à l’occasion de l’arrivée de missions officielles du gouvernement dans la 8e région administrative du Mali. Il s’est engagé à améliorer le dispositif de sécurisation des missions officielles d’une part, et de diligenter une enquête interne aux fins de situer les responsabilités et d’en informer le président de la République.

A sa rencontre avec le président, celui-ci n’est pas allé avec le dos de la cuillère. IBK a fait la remarque que Kidal est devenue une zone de non droit malgré la présence de la Minusma. « Stabiliser le Mali n’est sûrement pas permettre aux groupes d’y parader, d’y faire la loi et de s’armer allègrement. Ceci est contraire au mandat de l’ONU », lui a-t-il rappelé.

Avec beaucoup d’amertume, le chef de l’Etat a fait le constat que « la paix n’est pas revenue au Nord du Mali ». Avant d’ajouter : « Nous sommes reconnaissants pour la solidarité manifestée à notre endroit et de tous vos efforts. Mais, il y fort à faire ! Nous sommes tous interpellés. De grâce, que ce qui a été convenu entre nous soit mis en œuvre, que nos relations ne pâtissent pas de cette situation ».

Le président de la République de conclure : « Désormais, rien ne sera plus comme avant. Les derniers incidents renforcent notre détermination à exercer la souveraineté du Mali sur l’ensemble de son territoire ».

Il faut rappeler que cela fait la seconde fois que M. Koenders est contesté par les nouvelles autorités qui avaient réclamé à leur début de mandat la fin de la mission onusienne après le constat d’actes coupables du patron de la Minusma avec un grand contingent basé à Bamako.

En tout cas rien, cette fois-ci, n’empêchera son départ prochain au vu de l’évolution de la situation à Kidal où les hostilités entre les Forces armées maliennes (FAMa) et les groupes armés rebelles ont repris hier mercredi 21 mai 2014.

Ousmane Daou

SOURCE: L’Indicateur du Renouveau du 22 Mai 2014.