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Même démarche et même vision pour la stabilité politique et le renforcement de la démocratie


Le ministre chargé des relations avec le Parlement du Burkina Faso, Mme Beloum Tibo Cecile Ouédraogo, a séjourné à Bamako du 30 juin au 5 juillet pour s’enquérir de l’expérience malienne en matière de relations entre le gouvernement et les autres institutions.

Au terme de son séjour, la ministre burkinabé et son homologue du Mali, Mme Fatoumata Guindo, ont animé un point de presse, le vendredi 4 juillet, au département chargé des relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, en présence des membres des deux cabinets et de l’Ambassadeur du Burkina Faso au Mali.

Le département chargé des relations avec les institutions est jeune mais tout le mérite est là pour le travail abattu. Je suis satisfaite de ma visite au Mali.

Nous avons appris beaucoup de choses en la matière». Tels sont les mots de la ministre chargée des relations avec le Parlement du Burkina Faso, lors de sa conférence de presse.

Mme Beloum Tibo Cecile Ouédraogo, qui était à la tête d’une délégation de plusieurs membres de son Cabinet, a choisi le Mali pour cette sortie, non seulement à cause de la proximité, des bonnes relations entre les deux pays, mais aussi de l’expérience malienne en matière des relations entre l’exécutif et les institutions.

Au cours de sa visite, la délégation du Faso a fait l’objet d’une attention particulière auprès des autorités maliennes. Elle a été reçue par le président de la République, le Premier ministre et les présidents de toutes les institutions.

Elle a eu plusieurs séances d’échanges avec son homologue malien.

Très sensible à cette marque de confiance des autorités maliennes, la ministre burkinabé dira qu’elle est le signe des relations fraternelles, d’amitié qui lient les deux pays.

La visite au Mali a été fructueuse pour la ministre Mme Beloum Tibo Cecile Ouédraogo qui a constaté que les deux ministères ont les mêmes missions qu’au Mali, même si dans ce pays, celles-ci sont plus larges, s’étendant à toutes les institutions, contrairement à son département limité au seul Parlement.

Mais, les deux départements ont la même démarche, la même vision pour maintenir la fluidité et l’harmonie entre les institutions, assurer le dialogue permanent entre elles afin d’assurer la stabilité politique et le renforcement de la démocratie.

Mme Beloum Tibo Cecile Ouédraogo a fait remarquer qu’elle va poursuivre les échanges avec son homologue malienne. Elle n’écarte pas la possibilité de les étendre à d’autres institutions similaires de la sous-région.

Mme Fatoumata Guindo a, pour sa part, rappelé que la mission des relations avec les institutions est certes à sa première fois de devenir un département plein, mais elle était, dans le passé, confiée à d’autres départements ministériels.

Ce jeune département, dit-elle, joue un rôle important dans les relations entre l’exécutif et les institutions, notamment avec l’Assemblée nationale où il faut souvent des négociations et des concessions par rapport aux projets de textes déposés devant les députés.

«Notre tâche, souvent peu comprise des citoyens, n’est pas facile. Nous devons suivre, par exemple, les projets de textes jusqu’à leur adoption par les députés. Nous devons représenter le gouvernement auprès des institutions et défendre ses institutions auprès du gouvernement.

Tout cela pour aboutir au développement de notre pays. Vous n’êtes pas sans savoir que pour assurer le développement, il faut la stabilité qui passe par les bonnes relations entre institutions» a souligné la benjamine des ministres du gouvernement Modibo Sidibé.


Youssouf CAMARA

08 Juillet 2008