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Le gouvernement intérimaire en Égypte a annoncé mercredi que les efforts internationaux pour régler la crise avaient échoué, laissant craindre une confrontation brutale entre forces de l’ordre et manifestants partisans du président Mohamed Morsi destitué par l’armée.Des affrontements entre pro et anti-Morsi ont à nouveau fait mardi soir un mort et 62 blessés à travers le pays, selon le ministère de la Santé. La présidence pointe d’ailleurs directement du doigt la puissante confrérie, la rendant « responsable de l’échec des efforts internationaux », mais aussi, et surtout, « des conséquences à venir de leurs violations des lois et de leur mise en danger de la sécurité publique ».Face aux deux parties qui campent fermement sur leurs positions, les émissaires internationaux, dont la chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton et le secrétaire d’État américain adjoint William Burns, tentaient à la fois d’amener les autorités à la retenue et de convaincre les islamistes de se disperser. L’Égypte, dont le président Hosni Moubarak avait été renversé lors du Printemps arabe début 2011, a connu une nouvelle « révolution » le 30 juin lorsque des millions de manifestants sont descendus dans les rues pour réclamer le départ de M. Morsi. AFP.