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La Libye fête le premier anniversaire de sa « révolution du 17 février », mais des inquiétudes demeurent sur l’avenir du pays confronté à de nombreux défis pour assurer sécurité et stabilité et fonder un État de droit. Étudiants, fonctionnaires ou chômeurs, les thowars (« révolutionnaires », en arabe) s’étaient portés volontaires pour combattre le régime de Mouammar Kadhafi, jusqu’à la mort violente du dictateur le 20 octobre, après plus de 40 ans de règne sans partage. Au terme d’un conflit sanglant, ils se sont formés en milices et assurent aujourd’hui les fonctions de la police et de l’armée qui n’ont pas encore été mises en place par le nouveau régime. Ayant puisé dans l’arsenal hérité de l’ancien régime, les milices sont très armées et n’hésitent pas à sortir l’artillerie lourde au moindre conflit d’intérêt, faisant à chaque fois des victimes.Aucun programme officiel n’a été prévu pour célébrer vendredi le premier anniversaire de la révolution, par « respect pour les familles des martyrs, les blessés et les disparus », selon le porte-parole du régime Mohamed al-Harizi. Si les conseils locaux sont cependant libres de fêter l’évènement, les autorités ont interdit aux thowars tout défilé militaire, selon M. Harizi. AFP.