Partager

La Libye a commencé dimanche à juger des partisans de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi, au moment où des organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent des tortures et mauvais traitements infligés aux prisonniers à travers le pays. Les accusés sont poursuivis pour « soutien à l’ancien régime contre la révolution libyenne » et association « dans le but de commettre des actes criminels » et d’aider des détenus à s’évader. La défense, composée d’une quinzaine d’avocats, a contesté la tenue du procès devant un tribunal militaire, la grande majorité des accusés étant des civils. Après délibération, la Cour a reporté le procès au 15 février. Le procès s’ouvre au moment où les critiques se multiplient contre les milices formées d’anciens combattants rebelles accusées de torturer des prisonniers, pour la plupart des fidèles à l’ancien pouvoir. Les Nations unies ont aussi pointé du doigt les « brigades révolutionnaires » accusées de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes. Selon les ONG, la Libye compte environ 8.500 détenus dans une soixantaine de prisons gérées en majorité par les milices. En novembre, le CNT avait annoncé l’adoption d’une loi sur la justice transitionnelle, mais n’en avait pas révélé le contenu. AFP.