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La justice zimbabwéenne a remis mardi en liberté provisoire 27 opposants arrêtés dans le sillage des violences post-électorales, après l’annonce de la victoire du président sortant Emmerson Mnangagwa, mais des diplomates ont fait part de leur inquiétude, évoquant des « violations graves des droits de l’Homme ». L’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé l’intensification de la « répression » dans le pays, accusant « les forces de sécurité et des hommes armés non identifiés » de « frapper et harceler une multitude de personnes » « Le respect des Droits de l’Homme et de règles démocratiques promis par le président Mnangagwa s’est évaporé. Son administration doit agir rapidement pour revenir » dans le droit chemin, a ajouté HRW.Dans des déclarations publiées mardi par le journal pro-gouvernemental The Herald, il a répété que « l’élection a été libre, juste, et transparente ». Une source de l’opposition avait indiqué qu’elle saisirait mardi la justice pour invalider le scrutin.Il a ensuite exhorté les Zimbabwéens à oublier la politique au profit de l’économie, dans un pays où près de trois quarts des habitants vivent sous le seuil de pauvreté et où le chômage atteint 90% de la population active. »Les élections sont derrière nous (…), Ceux qui ont voté pour moi, ceux qui ont contre moi… Le Zimbabwe est à nous ensemble », a martelé le président.AFP.