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La Haute cour constitutionnelle (HCC) égyptienne a contre-attaqué mardi en suspendant le rétablissement du Parlement ordonné par le président islamiste Mohamed Morsi, engagé dans une épreuve de force avec l’armée et la justice. Dimanche, huit jours après sa prise de fonction, M. Morsi, issu des Frères musulmans, a annulé par décret la décision de la HCC qui avait invalidé le 14 juin le Parlement en raison d’un vice dans la loi électorale. Selon la source judiciaire, « la cour a ordonné que sa précédente décision soit appliquée ». Les avocats de M. Morsi ont immédiatement dénoncé une décision « politique », disant craindre qu’elle ne complique encore la crise dans le pays. Dans le même temps, des milliers de personnes se sont réunies sur l’emblématique place Tahrir, au Caire, pour manifester leur soutien à M. Morsi et scander des slogans hostiles à l’armée, à qui Hosni Moubarak, chassé par la rue en février 2011, avait remis les rênes du pays, et jugée de mèche avec la HCC.La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui doit rencontrer M. Morsi ce week-end, a réclamé un « dialogue intensif entre tous les protagonistes » en Egypte, tandis que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s’est dit confiant que l’Egypte surmonterait la crise. AFP.