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L’Algérie a décidé de frapper un grand coup dans une lourde affaire de corruption dénoncée à l’étranger contre sa société publique des hydrocarbures, Sonatrach, allant jusqu’à lancer un mandat d’arrêt international contre un de ses ex-ministres, une première.Chakib Khelil, ancien PDG de la Sonatrach devenu ministre de l’Energie durant plus de dix ans jusqu’en 2010, son épouse, ses deux fils, notamment, sont accusés de blanchiment d’argent, abus de pouvoir et constitution de bandes criminelles, a annoncé lundi le procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zoghmati à la presse algérienne.Farid Bedjaoui, largement cité dans la presse ces dernières semaines, tant algérienne qu’italienne, serait l’homme clé de Khelil. Il aurait été l’intermédiaire dans le versement de commissions de la Saïpem, filiale de l’italienne ENI, pour l’obtention de contrats pétroliers en Algérie. Il est sur la liste des mandats internationaux algériens mais aussi sur celle du parquet de Milan.L’homme de paille, qui serait installé à Dubaï avec un passeport français, devrait être plutôt extradé vers son pays d’origine, selon la loi internationale.Toute la presse algérienne fait ses choux gras de ce coup de poing. M. Khelil, détenteur d’un passeport américain, se trouve aux Etats-Unis avec sa famille rappellent les journaux qui jugent improbable son extradition car les Américains n’extradent pas leurs ressortissants. AFP.