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Le tribunal administratif égyptien a annulé, mardi 21 juin, le traité délimitant les eaux territoriales signé entre les gouvernements égyptien et saoudien en avril. Le traité prévoyait que l’Egypte allait rétrocéder deux îles de la mer Rouge à l’Arabie saoudite. Une explosion de joie a accueilli la décision du juge de considérer les îles stratégiques de Tiran et Sanafir comme étant toujours sous souveraineté et dans les limites des frontières égyptiennes. La cour avait auparavant considéré comme nul le traité délimitant les eaux territoriales entre l’Egypte et l’Arabie saoudite. La rétrocession de ces îles inhabitées à Ryad, qui avait été défendue par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, avait soulevé une vague de protestations en Egypte. Plusieurs centaines de personnes appelant à des manifestations ou ayant manifesté le 25 avril avaient été arrêtées. Plus d’une centaine avaient été condamnées à des peines de prison et à de lourdes amendes. La plupart des peines de prison ont été annulées en appel. Le gouvernement égyptien se trouve aujourd’hui dans une situation embarrassante. Le jugement est en effet exécutoire tant qu’un appel du gouvernement n’aura pas été accepté par la haute cour administrative. C’est sur l’île de Sanafir et Tiran que devait passer le pont en projet entre les deux pays. RFI