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La justice namibienne a admis lundi que trois femmes séropositives avaient été stérilisées à leur insu, sans toutefois reconnaître qu’elles l’avaient été parce qu’elles étaient porteuses du VIH. Les trois plaignantes font partie d’un groupe de seize femmes stérilisées dans des hôpitaux publics entre 2005 et 2009, qui poursuivent l’Etat pour « traitement cruel, inhumain et dégradant » et réclament chacune 1,2 million de dollars namibiens (120.000 euros) de dommages et intérêts. Des associations de défenseurs des droits de l’Homme ont salué le jugement, estimant toutefois qu’il ne s’agissait que de « la partie émergée de l’iceberg », puisqu’elles disposent d’une liste d’une cinquantaine de femmes qui assurent avoir été stérilisées sans le savoir en raison de leur séropositivité. « Cette décision est une première étape, le but étant de s’assurer qu’il n’y aura pas d’autres femmes stérilisées de force dans les hôpitaux publics en Namibie », a estimé Priti Patel, directrice-adjointe du Centre des règlements des litiges d’Afrique australe (SALC). Les dédommagements seront décidés ultérieurement. AFP.