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Le plus haut tribunal d’Afrique du Sud a reproché vendredi au Parlement de ne pas avoir demandé des comptes au président Jacob Zuma sur un scandale provoqué par la rénovation de sa résidence privée aux frais du contribuable, un jugement qui pourrait déboucher sur une procédure de destitution; « L’Assemblée nationale n’a pas demandé des comptes au président », a déclaré le juge de la Cour constitutionnelle Chris Jafta dans un jugement retransmis par les principales chaînes de télévision. « L’échec de l’Assemblée nationale à établir des règles sur la manière de forcer le président à un retrait (…) constitue une violation » de la Constitution, a-t-il ajouté. Le tribunal a ordonné aux députés « de mettre en place un mécanisme qui pourrait être utilisé pour la destitution du président de sa charge ». Il a ajouté que les députés « devaient se conformer » à la loi fondamentale et prendre ces mesures « sans délai ». L’opposition avait saisi la Cour constitutionnelle, reprochant au président du Parlement de ne pas avoir instauré les processus et mécanismes adaptés pour demander des comptes au président Zuma qui n’avait pas mis en oeuvre les recommandations du gendarme anti-corruption de l’Afrique du Sud en 2014.Dans une première réaction au jugement de vendredi, le secrétaire général adjoint de l’ANC, Jessie Duarte, a déclaré que le parti en prenait note et « discuterait de toutes ses implications » dans deux semaines, lors d’une réunion de sa direction prévue le 10 janvier.AFP