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Bamako a abrité du 5 au 6 juin la 59e session ordinaire du conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) sur des questions d’envergure. En cette occasion, une journée entière a été dédiée à notre pays.

Pour la première fois dans l’histoire de l’OMVS, une journée entière est dédiée à un de ses pays membres. Notre pays, qui assure la présidence de la conférence des chefs d’Etat, a eu l’honneur d’abriter le samedi 5 juillet 2008 cette journée qui inaugurait en même temps la session du conseil des ministres.

La journée malienne, célébrée à la place de l’OMVS à Bamako Coura et qui s’est prolongée en marge des travaux de la 59e session du conseil des ministres, a servi de cadre pour donner plus de visibilité et de lisibilité à l’organisation sous-régionale regroupant la Guinée, le Sénégal, le Mali et la Mauritanie.

L’événement a porté sur une exposition dénommée « Perspective 2012 : balises pour un avenir meilleur », qui donne les grandes lignes des projets de l’OMVS en matière d’agriculture, d’irrigation et de développement tout court. Des séances de dégustations des recettes culinaires étaient également au programme.

La session du conseil des ministres, dont l’ouverture a été présidée par le Premier ministre Modibo Sidibé, était centrée sur des points comme le Plan d’action régional pour l’amélioration des cultures irriguées (Paraci) et le Plan d’actions stratégiques (Pas) de gestion des problèmes environnementaux prioritaires du bassin du fleuve Sénégal.

Le Pas coûte globalement 149 milliards de F CFA et vise essentiellement à proposer les actions et mesures prioritaires en vue de résoudre les problèmes environnementaux les plus urgents identifiés dans le bassin.

Le Paraci, défini à l’horizon 2010, veut booster l’agriculture irriguée dans le bassin tout en renforçant les bases institutionnelles, techniques, économiques et sociale des Etats membres de l’OMVS. Il coûte 113 milliards de F CFA pour 142 560 ha aménagés en 2015 et 250 000 ha en 2025.

Les ministres en charge de l’Energie et ceux de l’Agriculture des quatre pays membres de l’OMVS, ont discuté à huis clos, pendant les deux jours de travaux des préoccupations de l’organisation communautaire sous la présidence du président du conseil des ministres, le ministre d’Etat chargé des Infrastructures, des Transports et des Tic du Sénégal, Habib Sy.

Les débats ont surtout porté sur le Pas et le Pareci, la préparation de la pose de la première pierre de l’aménagement hydroélectrique de Félou, l’examen des rapports d’activité de la Société de gestion de l’électricité de Diama (Soged) en Mauritanie et la Société de gestion de l’électricité de Manantali (Sogem).

Les discussions ont achoppé sur le point relatif au différend financier entre la Sogem et l’Energie du Mali (EDM) qui cumule des arriérés de factures.

Lors de l’adoption des résolutions, des échanges de propos ont eu lieu entre le ministre Ahmed Sow de l’Energie, des Mines et de l’Eau et son homologue sénégalais de l’Energie, Samuel A. Sarr. La montée du ton de part et d’autre a amené le Haut commissaire de l’OMVS, Mohamed Ould Mezoug et sur recommandation de Ahmed Sow, à demander à la presse de se retirer momentanément.

Abdrahamane Dicko

07 Juillet 2008