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La session a relevé l’augmentation des ressources allouées à notre pays avant d’insister sur leur utilisation optimale.La 28e commission mixte Mali-Partenaires techniques et financiers s’est réunie lundi à l’hôtel Laïco El Farouk sous la présidence du ministre de l’Économie et des Finances, Sanoussi Touré. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement et partenaires techniques et financiers.

jpg_mali-ptf.jpgLa rencontre était d’autant plus importante qu’elle était pour le gouvernement et ses partenaires, l’occasion de dresser l’état des lieux de leur coopération et de débattre en toute franchise des préoccupations respectives notamment la réduction de la pauvreté et le développement de notre pays.

Cet espace constitue également pour les partenaires l’occasion d’effectuer une analyse critique de la gestion financière de notre pays, de proposer des moyens adéquats et de dégager des perspectives et des stratégies nouvelles. Ainsi la présente session est marquée par l’arrivée de la coopération canadienne comme chef de file de partenaires techniques et financiers de notre pays.

Le Canada remplace le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui avait contribué à l’aboutissement heureux du processus de préparation et d’adoption de la Stratégie commune d’assistance pays (SCAP). La commission a discuté des dispositions prises par les pouvoirs publics pour accroître le niveau d’accessibilité des citoyens à la justice et les actions de réforme en matière de justice.

Des ressources en augmentation.

Dans son intervention, le nouveau chef de file des PTF, l’ambassadeur du Canada, Mme Virginie Saint-Louis, s’est dit honoré de présider cette 28e session en précisant qu’il s’agit pour les PTF de présenter le cadre de ressources à moyen terme qu’ils envisagent de consacrer en appui au développement du Mali. « Il apparaît que ces ressources sont en augmentation, ce qui confirme que le Mali est un pays prioritaire pour plusieurs de nos pays et agences. Néanmoins, la présentation va aussi évoquer des préoccupations que les PTF ont quant à l’utilisation optimale de ces ressources », a-t-elle annoncé.

Mme Virginie Saint-Louis a jugé que cette session constituait un cadre d’échange franc et direct sur l’incidence de l’aide extérieure sur la réduction de la pauvreté, l’utilisation efficace des fonds d’aide qui est le préalable nécessaire au maintien ou l’augmentation des ressources externes. « En second lieu, nous avons l’occasion d’examiner les conditions d’une amélioration du taux de croissance économique au Mali. En effet, une réduction véritable et durable de la pauvreté ne peut se faire sans une croissance plus vigoureuse et équitable pour tous”, a-t-elle souligné en invitant les PTF à examiner les moyens d’accompagner la promotion des investissements productifs et améliorer les conditions de vie des plus pauvres.

Le ministre de l’économie et des finances, Sanoussi Touré, a salué l’érection du Canada comme tête de file des PTF de notre pays et de la Banque africaine de développement comme prochain chef de file. Il a rendu hommage à l’ambassade des Pays-Bas pour son rôle au sein de la troïka.

Sanoussi Touré a rappelé les principaux jalons ce partenariat depuis la 27e session. Il s’agit notamment de la revue 2008 du CSCRP en juin 2009, de la revue budgétaire conjointe de l’appui budgétaire général en octobre 2009 et de la signature solennelle, en décembre 2009, de la stratégie commune d’assistance pays (SCAP).

Le ministre expliquera que ce dernier événement est une importance capitale dans l’évolution des relations de partenariat entre le gouvernement et l’ensemble des PTF. En effet, le SCAP concrétise un effort de compréhension mutuelle et une volonté affichée de mise en œuvre optimale des politiques et stratégies de notre pays.

De nouvelles modalités de travail.

Dans les échanges, les PTF ont proposé au gouvernement la définition claire de ses priorités en matière de lutte contre la pauvreté et l’adoption de nouvelles méthodes de travail. Le ministre de l’Économie et des finances a expliqué que notre pays adhérait à la définition de nouvelles modalités de travail dans le décaissement de l’aide pour augmenter son efficacité et accélérer les réformes.

Il a attiré l’intérêt des PTF sur l’importance de cette revue qui peut être considérée comme revue à mi-parcours, à la fois, du CSCRP, du PDES et de la stratégie de croissance accélérée. « De plus cette revue intervient dans l’année du cinquantenaire de notre indépendance, toute chose qui nous donnera l’occasion de jeter un regard rétrospectif sur nos politiques et stratégies pour envisager les mesures correctives pour une plus grande efficacité dans leur mise en œuvre », a expliqué le ministre Touré.

À la fin de l’exercice, après une discussion directe et franche, les PTF ont confirmé leur engagement et leur disponibilité à soutenir le gouvernement dans ses politiques de développement.

Doussou Djiré |

L’Essor du 03 Mars 2010.