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La guerre est un conflit armé opposant plusieurs États ou plusieurs peuples dans des combats d’envergure, et dont la finalité, pour chacun des protagonistes, consiste à imposer sa volonté à l’adversaire. Lorsque les affrontements de cette nature opposent des populations soumises à une même souveraineté, on parle de guerre civile.

Apparu dans l’histoire de l’humanité dès que des collectivités structurées et autonomes furent mises en présence, et surent organiser et manœuvrer des forces armées, le phénomène de la guerre a évolué en fonction des modifications affectant les sociétés et les techniques. Depuis le Moyen Âge, la guerre s’est progressivement codifiée, et un droit de la guerre s’est développé, qui fait aujourd’hui l’objet de nombreuses stipulations dans le cadre du droit international public.

Les guerres contemporaines illustrent régulièrement la difficile mise en œuvre d’un droit humanitaire international : le CICR, les agences spécialisées des Nations unies (Haut-commissariat aux réfugiés, Programme alimentaire mondial) comme les organisations non gouvernementales n’ont pas systématiquement accès aux zones de conflits et rencontrent de nombreux obstacles dans l’exercice de leur mission.

La notion d’un « devoir d’ingérence humanitaire », qui a motivé l’intervention des Nations unies ou de pays membres dans la région kurde irakienne, en Somalie, dans le conflit yougoslave ou dans la région africaine des Grands Lacs, apparaît comme une tentative de réponse à cette évolution.

Ces prises de positions sont motivées par un fait : les crimes de guerre. Y a-t-il une guerre propre ? Peut-on éviter des atrocités dans un conflit armé ? Y a-t-il des violences admises, tolérés ?

Nous ouvrons le débat.

A. Kalambry

Les Echos du 29 Juin 2012