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La grève paralysant les universités depuis plusieurs mois au Nigeria, qui touche essentiellement les étudiants pauvres, a poussé le président Goodluck Jonathan à intervenir cette semaine, augmentant encore la pression sur un mouvement de plus en plus impopulaire. Les membres du syndicat ASUU ont entamé ce mouvement en juillet pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail et la rénovation des campus publics. Comme souvent au Nigeria, il existe une scission, dans l’enseignement supérieur, entre une poignée de personnes très riches et influentes, qui ont les moyens d’envoyer leurs enfants dans des établissements privés, et le reste de la population. La majorité des étudiants fréquente les bancs surpeuplés et mal entretenus du secteur public.Selon les médias locaux, le gouvernement a accepté un plan de financement des universités sur cinq ans. L’ASUU n’a pas donné de détails, disant vouloir consulter sa base.Le ministre du Travail Emeka Wogu s’est montré « optimiste », assurant que l’ASUU était « très heureux » à l’issue des négociations. Selon une source proche des négociations, les professeurs pourraient appeler à la fin de la grève d’ici la fin de la semaine.AFP.