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Les 30.000 ouvriers de l’automobile sud-africains, en grève depuis lundi après l’échec de négociations salariales, veulent durcir leur mouvement qui paralyse la quasi totalité de la production de l’Afrique du Sud, a annoncé mardi un responsable syndical. Des centaines d’ouvriers en tee-shirts et bérets rouges, chantant et dansant, se sont rassemblés mardi devant l’usine Ford de Mamelodi dans la banlieue de la capitale sud-africaine Pretoria. Avec cette grève, l’Afrique du Sud, premier producteur automobile du continent africain, enregistre chaque jour un manque à gagner équivalent à 3.000 voitures soit 600 millions de rands (45 millions d’euros). Les sept constructeurs automobiles du pays parient sur une reprise rapide du travail pour pouvoir compenser une partie de ces pertes.L’hiver austral, de juin à août, est traditionnellement l’époque des plus grandes grèves en Afrique du Sud, car c’est à ce moment là que se déroulent les négociations salariales par branche.Des négociations sont également en cours dans le secteur minier, un an après les grandes grèves sauvages qui ont fait plusieurs dizaines de morts et durablement affaibli les mines, poumon économique du pays. AFP.