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Les syndicats d’infirmiers du Kenya ont promis vendredi de poursuivre leur grève, entamée le 1er mars, malgré l’annonce la veille par le gouvernement du licenciement collectif de 25.000 infirmiers et infirmières du secteur public. « Le gouvernement devrait regarder la réalité en face et sérieusement s’occuper de la grève des infirmiers; annoncer ces licenciements ne fait qu’aggraver la situation », a estimé Fred Omiya, coordinateur de l’Association des professionnels de santé du Kenya. Jeudi soir, le gouvernement a appelé les personnels de santé diplômés, sans emploi ou à la retraite, à postuler immédiatement pour remplacer les postes désormais vacants, précisant que le processus de recrutement serait accéléré. La grève a eu des conséquences très lourdes sur le fonctionnement des hôpitaux du secteur public, parfois obligés de renvoyer des patients chez eux. La presse kényane a fait état de plusieurs décès, faute de soins en raison de la grève. AFP.