Partager

L’Adéma-Pasj, dans ses résolutions, s’est vivement félicitée des résultats obtenus dans le cadre de l’élargissement de la base du parti à tous les niveaux (fusion, nouvelles adhésions, etc.). La Ruche a remercié les partis et associations qui ont rejoint la famille commune Adéma-Pasj.

De ce fait, le parti a invité le Comité exécutif à faire de l’élargissement de la base du parti une tâche permanente à tous les échelons du parti. Quoique le parti se soit préoccupé de la préparation des élections communales de 2009, dans ses résolutions, il s’est appesanti sur les stratégies de mobilisation des militants. De ce fait, il a recommandé au Comité exécutif d’instruire aux sections la possibilité de faire des alliances avec d’autres forces politiques nationales lors des prochaines élections communales.

C’est dans cette mouvance que le 4e congrès ordinaire a invité le C.E. à entreprendre sans délai des missions dans les sections afin de mesurer la santé du parti. Les résolutions générales du 4e congrès ordinaire ont mentionné, avec insistance, l’exécution des tâches déjà assignées au Comité exécutif par le 3e congrès ordinaire du parti, à savoir, la reconstitution de la grande famille Adéma et la publication du bilan des dix ans de gestion de l’Adéma. En fait, la Ruche, depuis plus de 3 ans, est à la recherche de stratégies pour rassembler sa grande famille dont la fracture a fait sortir de ses flancs le MIRIA, RPM et l’URD.

Les deux derniers sont restés des partis influents sur l’échiquier politique national. La nostalgie de la grande famille Adéma fait rêver certains militants de ce parti omnipotent qui avait obtenu une écrasante majorité politique dans le pays. Cette majorité avait fait de l’Adéma un parti Etat. Pourtant, malgré toutes les velléités de rassemblement de la grande famille, des résistances subsistent toujours. Il faut dire que le départ d’Ibrahim Boubacar Kéïta et de ses camarades de la Ruche s’est fait dans la douleur poussant le président du RPM à prévoir des avenirs sombres pour un parti gangrené par la corruption.

Il n’est pas étonnant que dans ses résolutions, le 4e congrès ait exhorté le C.E., les sections, les sous-sections et les comités à sanctionner toute forme d’achat de consciences. IBK avait parlé d’un parti «Adéma qui se profile à l’horizon» et qui ne correspondait pas à l’éthique et aux valeurs qu’il se faisait de la politique. Toutes choses qui rendent aujourd’hui difficile le retour d’IBK dans la grande famille Adéma. Soumaïla Cissé, le mentor de l’URD, non plus, retournerait difficilement dans une Ruche où il s’est senti trahi lors de l’élection présidentielle de 2002.

Sans cette trahison, disent encore aujourd’hui, certains militants de l’URD, ils auraient été à Koulouba en juin 2002. Malgré tout, aujourd’hui, des velléités de rapprochement entre l’Adéma, l’URD et le RPM existent, mais, il est encore tôt de parler d’une grande famille Adéma car les déchirures ont été très profondes. Pourtant, la montée en force du parti de l’Abeille a poussé des militants du RPM et de l’URD, à furtivement quitter leur parti pour rejoindre l’Adéma.

Baba Dembélé

30 Octobre 2008