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Commencé sous l’invasion des criquets pèlerins comme du temps des plaies de l’Egypte ancienne, le règne d’ATT se termina dans le fracas des armes, semant mort et désolation, comme si une terrible malédiction avait frappé le pays tout entier. Le parcours d’ATT au cours de ces dix dernières années a été parsemé de problèmes en tous genres: la fraude massive aux élections pour accéder au pouvoir et s’y maintenir ; l’invasion des criquets pèlerins sur le centre du pays, des oiseaux granivores sur les cultures de l’office du Niger et la disette dans les zones nord du pays ; les grèves de la santé à la suite de la mort accidentelle d’une avocate sur la table d’anesthésie, qui avait avalé de travers une grosse noix de cola.

Sans compter les grèves illimités des magistrats et des enseignants tous ordres confondus ; l’incarcération des journalistes pour une fiction amoureuse ; la libération de terroristes notoires contre la vie de Pierre Kamate, un barbouze infiltré par le biais de l’humanitaire ; le scandale des fonds de la santé volatilisés avec le chef du Département impliqué jusqu’au cou ; dépenser sans l’autorisation de l’Assemblée nationale les 180 milliards FCFA issus de la privatisation de la Sotelma ; le scandale du limogeage de hauts magistrats et la détention arbitraire d’un ancien Pdg de banque dans le but d’empêcher que ses secrets de famille soient divulgués.

A tout cela il faut ajouter le détournement de près de 380 milliards FCFA selon le Vérificateur général par des chefs de familles préservées de l’ humiliation ; le partage des rançons entre le pouvoir et les kidnappeurs d’otages occidentaux ; le scandale d’Air cocaïne et ses ramifications au plus haut sommet de l’Etat ; la démilitarisation du Nord par des accords et pactes scélérats et la partition de facto du pays ; la fuite honteuse du pays dans la tourmente et le déclenchement d’une action violente entre factions armées pour le contrôle du pouvoir.
Toutes ces calamités ont émaillé le règne d’ATT.

Ch TANDINA

Le Prétoire du 17 Mai 2012