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En cette période de premières pluies la gestion des eaux de ruisselèment, et ses effets indésirable devient une casse tête pour les paisibles citoyens. Il reste à savoir si les efforts consentis dans ce cadre sont de nos jours à la hauteur des attentes.

Ces dernières années, le recul de la période des pluies, et même des quantités de pluies, fait que les nombreux efforts engagés dans le cadre de la gestion des eaux de ruissèlement prennent du retard dans la ville de Bamako. Une analyse de cette situation prouve une négligence coupable des autorités communales chargées de l’assainissement de la ville.


Une négligeance coupable

L’hivernage ne doit jamais surprendre, car l’alerte est toujours donnée au mois de mai, une situation qui doit au moins attirer l’attention des autorités compétentes à s’engager davantage, à la recherche de solutions aux difficultés des citoyens. Les moments de curage démontrent à présent une négligence de cette activité indispensable en période de pluies. Bamako à l’instar des autres villes du pays, est confrontée à un problème de caniveaux et de collecteurs principaux.

Cette situation est à l’origine des nuisances et de la multiplication des maladies liées à l’eau insalubre, et même des moustiques. Un problème de santé publique en somme. La situation géomorphologique n’est-elle pas une raison suffisante pour prévenir des calamités dues au ruissèlement de l’eau?

Une insuffisance de collecteurs

En plus du comportement irresponsable de certains citoyens qui ne manquent pas d’entreprendre des actes portant préjudices à la propriété des quelques rares caniveaux, rappelons que la ville de Bamako en général, n’a pas suffisamment de de collecteurs et les quelques rares qui existent sont mal entretenus.

On constate que généralement les actions dans ce sens ne sont engagées qu’après qu’il y ait des victimes, le médecin après la mort. Car à présent, les caniveaux sont en majorité obstrués, un état de fait qui contribue aux inondations après une averse pluvieuse.

Le constat est amer

Le constat est amer, puisqu’à Bamako, avec moins de 50 mm d’eau, toutes les routes sont inondées voire impraticables par les citoyens qui peinent à se rendre qui au travail, qui au marché. Un phénomène incroyable qui incite à se demander par où les autorités commencent l’embélissement de la ville?

La limite des actions n’est connue qu’après une averse pluvieuse. De nos jours, les actions de curage en cours d’exécution ont accusé de retard pires, les ordures extraites des caniveaux peuvent faire plus de 48 heures sans être évacuées. Ces déchets solides sont alors transportés par l’eau de pluie et contribuent à obstruer davantage les lits des caniveaux.

Les autorités compétente sont interpellées compte tenu de l’ampleur des drames qui se produisent à tout moment après de fortes précipitations. Il urge de renforcer les opérations de curage en mettant en place tous les moyens nécessaires. Car la santé et la sécurité de la population en dépendent.

Ousmane BERTHE

(Stagiaire)

24 Juin 2008