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Cet atelier, qui a regroupé cinq jours durant, les experts de lutte antiacridienne, les partenaires techniques et financiers, a permis aux bailleurs et aux experts de dégager un plan de lutte concerté qui sera soumis aux bailleurs de fonds au cours de leurs travaux qui auront lieu les 2, 3 et 4 mai prochain.

La représentante de la Banque Mondiale, Mme Fily Bouaré Sissoko dans son discours de clôture a affirmé que « la nature même du problème que constitue le criquet pèlerin exige de nos institutions et des gouvernements des Etats menacés, une démarche structurée et prévenante de gestion du fléau  » et elle a par ailleurs salué le travail méthodologique très professionnel que la FAO a effectué.

Ce travail a consisté à mettre à la disposition des pays et des partenaires financiers des éléments pertinents de prédiction pour une utilisation rationnelle des ressources disponibles où mobilisables dans le cadre de la lutte contre le criquet pèlerin.

La représentante de la FAO, Mme Mariam Mahamat Nour, a au nom du directeur général de l’institution Mr Jacques Diouf remercié le gouvernement du Mali d’avoir accepter d’abriter l’atelier et elle a par ailleurs « invité les pays concernés et les partenaires à affiner les procédures de sorte que les pays puissent disposer d’outils nécessaires leur permettant de gérer de façon préventive le fléau acridien ».

Le secrétaire général du ministère de l’agriculture Mr Zana Sanogo a pour sa part remercié la FAO et la Banque Mondiale pour l’initiative de la rencontre et pour leurs engagements constants aux côtés de nos pays dans la mise en ouvre de leurs stratégies de développement et il a par ailleurs demandé de faire un bon usage des résultats de l’atelier pour le bonheur des populations rurales.

Il faut retenir, qu’au terme des travaux, les participants sont parvenus à s’entendre sur des procédures d’élaboration des plans de gestion des risques acridiens; à établir des scénarios en fonction de l’évolution prévisible de la situation acridienne sur la base de l’évolution de la situation écologique.

Ils sont parvenus à ajuster les plans d’action 2005 élaborés par les pays concernés en fonction des trois scénarios arrêtés ; et à identifier pour ces trois scénarios, les ressources à mobiliser et les stratégies permettant de découvrir les besoins en faisant le point sur les ressources disponibles.

Au delà des actions prévues dans les plans de gestion des risques, d’autres actions et activités à court et moyen termes ont été également planifiées dans le cadre des financements disponibles. Ces activités viennent en complément de celles identifiées dans le cadre du programme EMPRES de lutte préventive de la FAO dans la région occidentale.

Un des résultats importants de cet atelier concerne la coordination entre les pays et les partenaires dans la gestion des pesticides car il faut noter que les pays du Sahel ne sont pas totalement encore à l’abri d’une seconde invasion acridienne durant l’année 2005.

Cette situation les oblige à adopter une démarche prudente pour l’année afin de dégager les meilleures voies pour gérer les importants stocks de pesticides résiduels.

Notons enfin que cet atelier sous-régional devrait optimiser l’utilisation du fonds de la banque mondiale de 60 millions de dollars pour lutter contre le péril acridien dans 7 Etats pour les quatre ans à venir.

Il faut retenir que ce fonds est un crédit de la Banque mondiale qui sera utilisé par les bénéficiaires en fonction de l’évolution des situations respectives pour les quatre prochaines années à venir.

Kassoum Théra

2 mai 2005