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Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis la fin de l’Apartheid en 1994, pourrait être confronté à un parti dissident, qui a toutefois peu de chances de rencontrer un écho important d’ici aux élections de 2009, estiment les analystes. Les rumeurs sur une possible scission de l’ANC ont commencé à courir quand la direction du parti a décidé le 20 septembre d’ordonner au président Mbeki de démissionner. Mercredi, l’ex-ministre de la Défense M. Lekota, qui avait quitté le gouvernement dans le sillage du chef de l’Etat, s’est dit prêt à mettre la menace de scission à exécution, en critiquant la perte des « valeurs » du parti de Nelson Mandela et autre Walter Sisulu. L’ANC, qui dispose d’une majorité des 2/3 au Parlement, est une vaste coalition incluant aussi bien des communistes que des millionnaires libéraux. Depuis 2005, les tensions se sont cristallisées entre les partisans de Mbeki et ceux de Zuma. Ce clivage est apparu au grand jour en décembre, quand Zuma a arraché la présidence de l’ANC à son rival Mbeki à l’issue d’un congrès marqué par des échanges acrimonieux. (AFP)