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La directrice générale de la coopération internationale et du développement de la France, Mme Anne Gazeau-Secret, était le samedi dernier face à la presse. Elle a évoqué, entre autres, la reforme en cours du dispositif français de coopération. Mme Anne Gazeau-Secret était au Mali dans le cadre de la réunion régionale des responsables de la coopération française d’Afrique de l’ouest et du centre qu’elle a présidée les 6 et 7 septembre 2008.

La coopération française a rencontré les journalistes avec qui elle a évoqué les aspects de la coopération française, l’aide publique au développement de l’Afrique et la reforme en cours du dispositif français de coopération. Cette reforme était à l’ordre du jour de la conférence des Ambassadeurs tenue du 27 au 29 août 2008 à Paris.

La conférence des Ambassadeurs est un évènement majeur de la diplomatie française qui rassemble chaque année, depuis 1993, autour du ministre des affaires étrangères français et des secrétaires d’Etat, l’ensemble des chefs de mission diplomatique français et les responsables de l’administration centrale du ministère des affaires étrangères et européennes.

Il a été question, au cours de cette conférence, de la modernisation de la diplomatie française en réorganisant son réseau de coopération internationale et du développement.

Le Mali a été choisi en Afrique comme poste pilote de la reforme du dispositif culturel et de coopération. Pour la directrice générale, le réseau culturel et de coopération de la France doit s’adapter au contexte actuel de la mondialisation.

Pour l’Afrique, la reforme consistera à améliorer l’efficacité de l’aide au développement à travers l’Agence française de développement (AFD). Elle concernera aussi la diplomatie, car la France veut une diplomatie plus influente et plus efficace. D’où la proposition du ministre français des affaires étrangères et européennes de fusionner partout où cela est possible les services de coopération et d’action culturelle en Ambassade avec les centres et instituts culturels. Les reformes doivent en principe avoir des répercussions positives sur les relations franco-africaines.

«La rencontre régionale se tient d’abord en Afrique parce que les partenaires africains sont prioritaires dans notre réseau de partenariat à travers le monde», a indiqué la directrice générale de la coopération internationale et du développement de la France.
Ce sont 18 pays de l’Afrique de l’ouest et du centre qui ont participé à la réunion de Bamako.

I. Maïga

08 Septembre 2008