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L’ancien chef d’Etat malgache Didier Ratsiraka dans une intervention télévisée mercredi soir sur la chaîne privée « TV plus Madagascar ». « La France m’a demandé d’aider Andry Rajoelina pour évincer Marc Ravalomana », a-t-il déclaré, en évoquant les événements de début 2009 qui ont conduit au renversement de M. Ravalomanana. « J’ai répondu, je ne suis pas en faveur des coups d?Etat » (?.), a-t-il déclaré avant d’expliquer qu’il avait finalement accepté après qu’on lui ait montré qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’Etat. « On s’est mis d’accord que Marc Ravalomanana quitterait le pouvoir sans bain de sang. Et après son éviction, on devrait instaurer une transition concertée. (?) Andry Rajoelina a été d’accord (…) », a-t-il raconté. Il a aussi rapporté que M. Rajoelina était alors venu chez lui à Paris et l’avait assuré que lui-même serait bien accueilli à son retour à Madagascar. En janvier 2009, M. Rajoelina, alors maire d’Antananarivo, a provoqué un soulèvement populaire pour dénoncer la fermeture de sa télévision Viva, qui venait de diffuser une interview de Ratsiraka, alors exilé en France. Prenant la tête de la contestation, M. Rajoelina s’était ensuite proclamé président d’une haute autorité de transition, acculant M. Ravalomanana à la démission. Agé de 76 ans, il s’est présenté à l’élection présidentielle avant que sa candidature ne soit finalement invalidée sous la pression internationale. AFP